Si un consultant fait le jeu pour connaître la pensée ou les dispositions d'une tierce personne, LA CARTE DU MILIEU représente cette tierce personne.
L'interprétation du jeu pour cette tierce personne se fait alors en appliquant les même règles que celles énoncées par le Principe n°1 (dont nous donnons un nouvel exemple ci-dessous) ;
L'interprétation du jeu concernant la personne qui consulte, se fait en lui appliquant les petits sujets qui n'ont pas de rapport avec la tierce personne. CONCRÈTEMENT, si le petit sujet de droite d'une des cartes sorties s'applique à la tierce personne, le petit sujet de gauche de cette même carte s'appliquera quant à lui à la personne qui consulte.
DONNONS UN EXEMPLE. Supposons que la personne qui consulte fasse la demande suivante : « Je désire être éclairée sur les assiduités d'un jeune homme qui semble, par ses paroles, vouloir me rechercher en mariage ; je veux savoir ce que je puis espérer. » La personne qui interprète le jeu lui répondra : « Mêlez les cartes, coupez-les, puis, les mettant la face en dessous, prenez au hasard cinq cartes. »
SUPPOSONS :
Personne qui consulte (pour une tierce personne dans le cas qui nous occupe) |
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Sept de trèfle |
Dix de carreau |
Valet de carreau |
Six de coeur |
Deux de coeur |
| Personne qui interprète le jeu |
LA PERSONNE INTERPRÉTANT LE JEU PEUT ANNONCER :
«
La carte du milieu est le
Valet de carreau, qui représente la personne dont vous voulez connaître la pensée, les dispositions. Cette carte (
Ulysse déguisé en marchand) annonce que la personne qui se présente à vous n'est pas ce qu'elle dit être : sa pensée est cachée, elle vous trompe.
La carte qui est à sa droite, le
Dix de carreau (
palais vaste et somptueux dans lequel on voit Pélias donnant des conseils à Jason), annonce qu'elle s'occupe d'une entreprise commerciale et qu'elle va partir.
La deuxième à sa droite, le
Sept de trèfle (
le dieu Pan, etc.) annonce la séduction. Les démarches du jeune homme que vous désirez apprécier n'ont donc rien de sérieux. Il a de l'intelligence et des talents (ceci est prouvé par le petit sujet de droite du Dix de carreau,
l'architecte Argus), mais il n'est pas riche, parce qu'il n'a pas de cartes à sa droite indiquant la richesse : le petit sujet de droite,
artisan tenant en ses mains un objet en forme de mécanique, indique qu'il n'a jamais eu le pouvoir de faire fortune.
Cependant il a de l'ambition et une protection puissante ; il espère s'enrichir et veut y arriver par un mariage élevé, opulent. Ceci est prouvé par
la première carte à sa gauche, le
Six de coeur (
l'artiste assis regarde avec satisfaction la pierre devenue or), qui appartient au mariage. La matière brute changée en or annonce l'opulence, du même que le petit sujet de gauche :
une femme âgée et riche près de laquelle est un jeune homme annonce les desseins du consultant.
La deuxième carte de gauche, le
Deux de coeur (
une compagnie de perdrix arrêtée par un chien), et le petit sujet de gauche (
un ermite a l'entrée de sa cabane), annoncent qu'il veut se servir comme négociateur d'un homme intègre et désintéressé ; cet homme n'a nullement la pensée de vous rechercher en mariage. »
Puis, la personne interprétant le jeu pourra ensuite annoncer à la personne qui consulte : « Expliquons maintenant les petits sujets qui vous sont applicables ».
1° Un peloton de soldats (
carte du milieu) annonce qu'une force supérieure utile à tout événement est la base de son caractère.
2° Un homme âgé déposant aux pieds d'une jeune personne sa fortune et ses titres (
Six de coeur) annonce des propositions de mariage honnêtes et de bonne foi, et ceci est prouvé par la carte Deux de coeur qu'il a à sa gauche et qui est d'essence loyale et désintéressée.
3° Cependant le troisième petit sujet, un jet d'eau entouré de verdure (
Deux de coeur), que la consultante a à sa droite, annonce que la flatterie sera un grand écueil à son bonheur.
4° Le premier petit sujet qui se trouve à sa gauche, Junon dans un nuage, lui assure une protection puissante. Le deuxième à sa gauche, Chêne parlant de la forêt de Dodone (
Dix de carreau), annonce des projets inquiétants que dicte la folle vanité, et ceci se trouve justifié par le troisième petit sujet à sa gauche, un fourneau d'où il sort des étincelles (Sept de trèfle), qui annonce que celui qu'elle préférera ne sera qu'un séducteur.
REMARQUE
Si l'on faisait ce coup de carte pour connaître les pensées de quelqu'un à l'égard d'une autre personne, la seule différence, c'est que l'autre personne serait supposée celle qui consulte.
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